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Granvillage en reportage chez Steve Imbert – Des pâtes à la ferme

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Lorsque nous sommes arrivés à la Ferme du marais, nous avons été tout de suite conquis par l’endroit. Les reliefs du Vercors à travers la brume et les rayons du soleil illuminant les champs orangés, verts et bruns donnaient au lieu des allures de carte postale. Et puis il y avait Steve et sa douceur qui transparaissait dans son sourire, dans sa voix et dans son regard. Découvrez le quotidien d’un producteur de céréales et fabricant de pâtes.

La vie à la Ferme des marais

Steve est agriculteur, comme l’ont été les cinq générations avant lui, mais pas que. Il y a ses vies d’avant, où il a été tour à tour paysagiste, militaire et intérimaire ; et sa vie d’aujourd’hui, où il compose entre la ferme et son métier dans le transport.

Comme son père, son grand-père et ceux qui les ont précédés, Steve a la passion de la terre. Chacun de ses ancêtres a posé sa pierre à l’édifice qu’est la ferme familiale. Pour le jeune agriculteur, cette pierre c’est la culture de maïs, blé tendre, blé dur, sorgho, tournesol et la transformation de ses céréales en pâtes.

champs céréales

« Mon papa a pris sa retraite en 2012 et j’ai alors repris la suite de la ferme. Je suis la sixième génération à prendre le relai. Je cultive des céréales et depuis 2017, je fais également de la transformation et fabrique des pâtes sèches conçues avec ma propre farine. Cinq ans auront été nécessaires pour mener à bien ce projet. J’ai pris le temps de faire murir l’idée, de trouver les financements, de me former, de monter un atelier, de trouver le matériel adéquat, de faire des essais, de trouver des endroits pour commercialiser. Cinq ans, c’est à la fois peu et beaucoup. Aujourd’hui, je fabrique et commercialise des pâtes avec le blé dur que je cultive, sans œufs, sans conservateurs et sans colorants. Trouver le bon dosage entre farine et eau selon les formes de pâtes a parfois été un peu compliqué. La semoule peut être plus humide l’hiver que l’été et varier d’une année à l’autre. Il faut prendre tout cela en compte lors de la préparation. Parfois il suffit d’un quart de verre d’eau pour faire toute la différence. Mais ça, on l’apprend à force de pratique et d’expérience. Je me suis trompé de nombreuses fois. J’en ai jeté des sacs entiers. Et j’ai toujours recommencé ».

Si Steve pouvait ajouter des heures au cadran, il le ferait.
Il nous explique que ses journées débutent à l’aube pour se terminer lorsqu’il
fait nuit noire. De 4h00 à 23h00, Steve s’active. C’est ce qu’il faut pour
concilier une activité professionnelle annexe et la gestion d’une ferme de 35
hectares.

« On se dit toujours que la semaine suivante sera meilleure, mais ce n’est jamais vrai. Il m’arrive de passer 17 heures d’affilée dans mon tracteur. Cette année a été particulièrement compliquée. Comme j’ai gardé une activité annexe dans les transports et que je ne suis pas constamment sur l’exploitation, je ne peux pas me permettre de prendre des saisonniers. Alors je dois tout faire seul. Heureusement, même si je n’ai pas beaucoup d’amis, le peu que j’ai viennent me donner un coup de main lors de certains événements. »

céréales ferme des marais

« Chaque année j’essaie de tenir »

Steve nous emmène dans son atelier. Il nous avoue qu’il aimerait voir plus grand, mais qu’il ne peut pas. En attendant, il s’en contente et fabrique ses pâtes avec des outils qu’il qualifie d’archaïques. Et puis, il a des soucis plus importants à gérer. Comme les corbeaux, les maladies ou la sécheresse qui ravagent les cultures.

« L’année dernière, j’ai semé mon blé et le lendemain, les premiers flocons tombaient. Si je ne l’avais pas fait ce jour-là, ma récolte aurait été foutue.

Je dois veiller au climat, aux maladies et aux nuisibles qui peuvent se glisser dans les sacs de blé. S’ils sont contaminés, il ne me reste plus qu’à les donner au collègue pour ses cochons. Être agriculteur, c’est faire face aux aléas. Une fois, le toit a fui sur les sacs et j’ai dû tout jeter. C’est pour ça que c’est important d’en avoir toujours un peu plus que ce qui est nécessaire pour produire. Une autre année, il y a eu une tempête terrible et nous n’avons pas eu le temps de tout ramasser car la machine était en panne. Une grande partie de la récolte a été dévastée. Toute la nuit, j’entendais les maïs tomber. Le lendemain, à mon réveil, je ne pouvais que compter les épis au sol. S’il y a bien une chose qu’on ne peut pas maîtriser, c’est le climat. Et heureusement. On ne peut pas avoir toujours la main sur tout. »

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