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Kenzo, 2 ans, martyrisé à mort dans un hôtel de Lunel : le beau-père et la mère jugés

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Le huis clos sanglant était survenu en février 2017 à Lunel. Le petit garçon n’avait pas survécu. Le procès devant les assises de l’Hérault débute ce lundi 26 octobre.

Des traces de coups innombrables, certaines anciennes, le foie éclaté, mais aussi des morsures ou encore des brûlures sur le corps. Le bilan de l’examen médico-légal effectué sur le petit Kenzo, 2 ans, retrouvé sans vie le 14 février 2017 dans une chambre d’hôtel à Lunel (Hérault), fait froid dans le dos.

« C’est monstrueux ce qu’a vécu le gamin, c’est d’une violence d’une rare intensité »

« C’est monstrueux ce qu’a vécu le gamin, c’est d’une violence d’une rare intensité, soupire Me Michaël Corbier, l’avocat du père de Kenzo et de toute la famille paternelle. Mais maintenant, à l’heure où va débuter le procès, il faut enfin savoir pourquoi ce petit a été supplicié et établir les responsabilités de chacun. Mais nous craignons que personne ne veuille assumer l’horreur du crime. »

À partir de ce lundi et pendant cinq jours, deux accusés se présentent dans le box de la cour d’assises de l’Hérault. Angelina Seine, la mère de l’enfant et Teddy Maton, son compagnon d’alors. Tous les deux se renvoient la responsabilité des coups mortels. Pour autant, Teddy Maton, maçon de 35 ans, est le seul à être renvoyé pour le meurtre de Kenzo, en plus des actes de tortures ou de barbarie.

Accusée et partie civile

Ce sinistre jour de Saint-Valentin, le couple est installé dans un hôtel lunellois et selon Angelina Seine, lors de ses auditions, les relations étaient au plus mal à cause de la violence récurrente de son compagnon dont elle était enceinte (*). Il n’aurait jamais supporté les pleurs de l’enfant. Sur l’après-midi du 14 février, elle décrit une effroyable scène de déchaînement de violence, de coups de poing et de pied portés, de tentatives de noyade ponctuées d’insultes de type : « Meurs sale bâtard ! »

A contrario, pendant ses interrogatoires, Teddy Maton a toujours maintenu être revenu ce jour-là de l’aéroport et avoir constaté que le petit n’allait pas bien. Il serait ensuite tombé avec lui dans les bras en sortant de la douche. Il l’aurait pincé, mordu, mis de petites claques pour tenter de le réanimer.

« Sa version paraît peu plausible eu égard à l’ensemble des éléments du dossier », conclut le juge d’instruction dans son ordonnance de renvoi devant la cour d’assises.

« Il n’est pas en mesure de comprendre ce à quoi il n’a pas assisté, maintient Me Jean-Baptiste Mousset, aux intérêts de l’accusé. Le but du procès est de mettre en lumière ce que sa co-accusée a pu commettre ce 14 février et qui le dépasse. Il ne nie pas qu’il y ait pu avoir des corrections qui ne sont pas légitimes, mais en aucun cas il considère avoir pu participer à l’issue tragique qu’a connue ce petit garçon. »

Angelina Seine, elle, a un statut particulier. D’une part, la mère de 23 ans est jugée pour non-dénonciation de crime et de complicité d’actes de tortures ou de barbarie. Elle est soupçonnée de violences sur son fils et, notamment, une vidéo la montre filmer une scène de réprimande du petit Kenzo, mis dehors en pleine nuit, aveuglé par les phares de la voiture conduite par Maton, simulant un écrasement… Mais elle est aussi partie civile dans cette affaire.

«  Elle n’est accusée de rien sur la scène de meurtre, pour le reste, elle conteste ou discute la plupart des accusations de violence, indique Me Sophie Bonnaud qui avec Me Numa, assiste Angelina Seine. Elle est très angoissée, très marquée par ce traumatisme, ce procès va être très douloureux pour elle. « 

(*) Enceinte lors de son arrestation, elle a accouché en prison.

Demande de huis clos contestée

Les avocats d’Angelina Seine comptent demander un huis clos « compte tenu des faits évoqués et pour assurer la sérénité des débats », justifie Me Bonnaud. « Je vais m’opposer à ce huis clos, répond Me Corbier, avocat du père de la victime. La partie civile, ce n’est pas la mère, elle s’est constituée. La cour statuera, mais rien ne dit qu’ils n’ont pas commis le crime ensemble avec Maton. Tout le monde doit entendre ce qu’il va se dire. »

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