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Nîmes : la descente aux enfers d’un ancien judoka, toxico et voleur de vélos

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Champion de judo et un palmarès de 36 condamnations.

Dans le film, le voleur de bicyclette (*), un père de famille se retrouve dans la tourmente après qu’un voleur lui dérobe son vélo alors même que cet habitant de Rome vient de trouver un emploi de colleur d’affiches.

Jeudi, le procureur de la République a rappelé comment un simple vol de vélo peut mettre dans l’embarras une famille qu’elle soit impécunieuse ou pas.

Subutex et cocaïne

« Vous mettez les gens dans la panade, il faut aller déposer plainte au commissariat, tout cela c’est quand même une perte de temps, parfois les gens perdent une journée de travail« , résume Stanislas Vallat qui requiert jeudi 5 novembre contre un quadragénaire au profil atypique.

Dans le box des détenus, le prévenu se lamente et exprime des regrets sur ses inconduites. « Votre vie ?« , demande la présidente Marie-Lucie Godard. « De la merde !« , répond le quadragénaire venant d’expliquer aux juges qu’il était accro au subutex (produit de substitution à l’héroïne) et consommait de la cocaïne. « Quand on arrive à 50 ans et qu’on prend de la drogue, c’est chaud« , fait observer la juge.

Âgé de 48 ans, cet homme n’est pourtant pas drogué depuis toujours. Il a expliqué avoir décroché des médailles et s’être hissé à un haut niveau de compétition dans la pratique du judo et aurait participé à des épreuves internationales. « Quand je suis arrivé au niveau de la ceinture noire 1er dan, j’ai pensé que je n’avais plus rien à apprendre, cela a été mon erreur« .

Pour payer sa dope, l’ancien sportif a accumulé galère, méfaits, gardes à vue et condamnations. Le procureur n’a pas manqué de lui rappeler les 36 condamnations figurant à son casier judiciaire…

Dans la salle, une dame et un homme, victimes du vol de leur vélo électrique sont assis sur le banc des parties civiles pour tenter d’obtenir réparation. Le détenu assure qu’il remboursera petit à petit. La femme réclame 1 500 €, le monsieur 2 000 € pour se racheter un nouveau vélo. Le prévenu était simplement muni d’une pince coupante avec lequel il sectionnait les antivols.

Deux ans de prison

Le prévenu assure que c’est son addiction qui est à l’origine de tous ses déboires. « Vous larmoyez beaucoup sur votre sort. Je ne partage pas votre position. Des mesures d’accompagnement ont été déjà ordonnées par la justice et quand bien même, le préjudice n’est pas énorme, votre pedigree (36 mentions au casier) justifie une peine relativement sévère« , demande le procureur adjoint qui requiert entre 15 et 24 mois ferme avec maintien en détention.

Me Jean-Faustin Kamdem, l’avocat de la défense tente la plaidoirie de la dernière chance, louant la sincérité du prévenu qui relève, selon lui, de la médecine et non pas de la taule où il a déjà séjourné. « Je suis épuisé, je suis fatigué de tout ça. J’ai vraiment besoin de soins« . Jean-Yves Hodebourg écope de deux ans ferme dont la moitié avec sursis avec mandat de dépôt.

(*) Film de Vittorio de Sica (1948)

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